Ma philosophie : sortir de la culpabilité spirituelle

Mes soins aident à apaiser, à libérer et à intégrer. Mais je m’oppose aux croyances qui laissent penser que nous aurions toujours quelque chose à comprendre ou à “réparer” dans nos épreuves.
La vie n’est pas une question de mérite.
On peut faire de son mieux, s’engager dans des thérapies, prendre soin de soi… et tomber malade malgré tout. La maladie n’est pas une punition. Et affirmer qu’elle est forcément liée à un problème à résoudre peut, parfois, ajouter de la culpabilité là où il y a déjà de la souffrance.
Oui, il existe des résonances, des mémoires, des mouvements subtils qui nous traversent.
Certaines choses peuvent faire écho à notre histoire, à nos lignées, à d’autres dimensions de notre être. Mais cela ne signifie pas que tout doit être interprété, ni que tout nous définit.
La spiritualité, telle que je la vis, n’est pas là pour enfermer ou expliquer à tout prix. Elle est là pour accompagner l’humain, pas pour le réduire. Il est possible d’accompagner son corps, de chercher de l’apaisement, de soutenir ce qui vit en nous. Mais tout ne porte pas forcément une “leçon” à comprendre.
Il en va de même pour les drames et la perte.
Dire à des parents endeuillés qu’il s’agit d’un choix de l’âme, d’une mémoire karmique ou d’une mission peut être profondément violent. La mort, comme la vie, n’est pas toujours juste ni compréhensible. Certaines choses nous dépassent. En tant que médium, je suis en lien avec des perceptions subtiles. Pourtant, je n’ai jamais reçu comme une vérité évidente que chacun aurait choisi ses parents.
Je ne dis pas que c’est faux, et je respecte profondément les personnes pour qui cela résonne. Mais je ne pense pas que cette vision puisse être appliquée à tous. Au regard de la diversité des vécus humains, de certaines enfances marquées par la violence, l’abandon ou l’injustice, il me semble essentiel de rester nuancée et humble face à ce que nous croyons comprendre.
Nous n’avons, à mon sens, que des fragments de compréhension de ce qu’est réellement l’incarnation.
Mettre systématiquement nos souffrances sur le compte de choix d’âme, de vies passées ou de dettes karmiques peut parfois faire plus de mal que de bien. Cela peut déposséder une personne de son pouvoir, ou ajouter une forme de culpabilité invisible. Or, nous restons maîtres de nous-mêmes. Nous pouvons écouter, ressentir, traverser, transformer… sans jamais abandonner notre discernement ni notre libre arbitre.
J’ai vu des personnes se perdre dans certaines interprétations spirituelles, jusqu’à s’éloigner d’elles-mêmes. J’ai vu des discours thérapeutiques enfermer au lieu de libérer, faire peur au lieu d’apaiser. Le chemin spirituel n’est pas, par essence, un espace toujours juste ou bienveillant. Comme tout espace humain, il demande du discernement.
Ce que je partage ici n’est pas nouveau pour moi.
C’est une posture que j’incarne et que je transmets depuis des années, notamment dans mes accompagnements. Je respecte les approches différentes des miennes, même lorsqu’elles ne résonnent pas avec moi. Mais lorsque certaines croyances deviennent culpabilisantes ou délétères, il me semble important de pouvoir le dire avec clarté. Dans mon accompagnement, nous ne cherchons pas à donner du sens à tout prix, ni à justifier l’injustifiable.
Je cherche avant tout à entendre ce qui est vrai et juste pour vous, à accueillir ce qui est là, et à vous aider à vivre avec, de la manière la plus douce et la plus juste possible. Le plus important reste de trouver ce qui résonne en vous, ce qui est profondément juste pour vous.
Je m’ajuste à cette justesse intérieure, mais aussi à ce que je perçois et reçois — toujours avec prudence et sans jamais l’imposer comme une vérité.
Ce que je vous transmets ne demande pas à être cru, mais à être ressenti.
Et c’est souvent dans ces espaces de résonance que quelque chose s’ouvre, que certaines parts se libèrent, et que d
es transformations profondes peuvent émerger.
Parce qu’au fond, ce qui est juste pour vous est déjà là.
Il suffit parfois d’apprendre à l’écouter.
Iris
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